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[Traduit de l'anglais]

Logiciel Libre et développement durable

par Richard Stallman

Publié initialement en 2005 sur insnet.org.

Un grand nombre d'organisations dont l'objectif est de promouvoir le développement en étendant l'usage de l'informatique se méprennent absolument : elles préconisent l'utilisation de logiciel privateur1 (non libre). L'utilisation de logiciel privateur, ce n'est pas du développement ; cela ne renforce pas la société mais au contraire la rend dépendante.

Un logiciel privateur tel que MS Windows ou le système Macintosh est distribué avec l'arrière-pensée de garder les utilisateurs divisés et sans défense. Les utilisateurs sont divisés car aucun d'entre eux ne peut partager le logiciel avec quiconque ; ils sont sans défense car les « plans » du logiciel (son code source) sont tenus secrets. Les utilisateurs ne peuvent pas modifier le programme ni vérifier qu'il fait bien ce que le développeur a annoncé (et non autre chose dont le développeur n'a pas parlé).

Le moyen d'éviter la division et l'impuisance est d'utiliser du logiciel libre. Le logiciel libre respecte la liberté des utilisateurs. Plus précisément, cela signifie que ses utilisateurs possèdent quatre libertés essentielles : ils sont libres de faire fonctionner le logiciel, libres d'étudier son code source et de le modifier comme ils le souhaitent, libres d'en redistribuer des copies et libres de publier ces versions modifiées. Le logiciel libre fait partie de la connaissance humaine.

Une utilisation accrue de logiciel libre rend la société plus compétente. Le logiciel libre peut être utilisé, compris, maintenu à jour et adapté par la population locale n'importe où dans le monde. On a là du vrai développement.

À l'inverse, une utilisation accrue de logiciel privateur augmente la dépendance de la société à quelques grosses sociétés des pays riches. Le logiciel privateur est une technologie secrète que la population locale n'a le droit ni de comprendre, ni de maintenir à jour, ni d'adapter, ni de faire évoluer. Elle ne peut que l'utiliser sous le contrôle direct d'une seule grosse société, sous peine d'illégalité. La dépendance au logiciel privateur n'est pas du développement, c'est de la colonisation électronique.

Pour plus ample information sur le logiciel libre ainsi que sur GNU/Linux, le système d'exploitation libre le plus populaire, allez sur www.gnu.org.


Note de traduction
  1. Autre traduction de proprietary ; propriétaire.

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