[Traduit de l'anglais]

Malveillance des produits d'Amazon


Le logiciel non libre (privateur) est très souvent malveillant (conçu pour maltraiter les utilisateurs). Il est contrôlé par ses développeurs, ce qui les met en position de pouvoir vis-à-vis des utilisateurs ; c'est l'injustice de base. Les développeurs et les fabricants exercent souvent ce pouvoir au détriment des utilisateurs qu'ils devraient servir.

Cela prend habituellement la forme de fonctionnalités malveillantes.


Si vous avez connaissance d'un exemple qui devrait se trouver sur cette page mais n'y figure pas, n'hésitez pas à écrire à <webmasters@gnu.org> pour nous en informer. Merci de fournir les URL d'une ou deux références fiables et spécifiques pour l'étayer.

Kindle Swindle

Nous appelons ce produit Amazon Swindle (l'arnaque d'Amazon) parce qu'il a un mécanisme de gestion numérique des restrictions (DRM) et d'autres fonctionnalités malveillantes.

Portes dérobées

Surveillance

DRM

  • Le Kindle d'Amazon a des menottes numériques. Cet article a un défaut : il néglige la dimension éthique des DRM ; il prend pour acquis que tout ce qu'Amazon peut faire à ses utilisateurs est légitime. Il se réfère aux DRM comme gestion numérique des « droits », baratin utilisé pour promouvoir ces dispositifs. Néanmoins, il sert de référence factuelle.

Echo

Portes dérobées

  • L'Echo d'Amazon semble avoir une porte dérobée universelle puisque les « mises à jour » s'installent automatiquement.

    Nous n'avons rien trouvé qui prouve l'absence totale de moyen pour désactiver la modification à distance du logiciel, mais cela paraît assez évident.

Surveillance

  • Alexa, l'assistant vocal d'Amazon, récolte beaucoup plus d'information que nécessaire (heure, localisation, enregistrements déclenchés sans mot-clé valable), puis l'envoie aux serveurs d'Amazon où elle est conservée indéfiniment. Pire, Amazon la transmet à des sociétés tierces. Ainsi, même si les utilisateurs demandent la suppression de leurs données sur les serveurs d'Amazon, elles restent sur d'autres serveurs où des publicitaires et des services gouvernementaux peuvent les récupérer. En d'autres termes, la suppression de l'information récoltée n'annule pas le mal causé par sa collecte.

    Les données collectées par des appareils comme le thermostat Nest, les ampoules connectées Philips Hue, la commande de porte de garage MyQ de Chamberlain et les haut-parleurs Sonos sont également conservées plus longtemps que nécessaire. De plus, Alexa y a accès. Tout ceci donne à Amazon une idée très précise de la vie des habitants de la maison, non seulement au moment présent, mais aussi dans le passé (et, qui sait, dans le futur ?)

  • Certaines commandes envoyées par l'utilisateur au service Alexa sont enregistrées pour que les employés d'Amazon puissent les écouter. Les assistants vocaux de Google et Apple font à peu près la même chose.

    Une partie du personnel d'Alexa a même accès à la géolocalisation et autres données personnelles.

    Puisque le programme client n'est pas libre et que le traitement des données se fait « dans le nuage » (une expression rassurante signifiant « On ne veut pas vous dire où et comment cela se fait »), les utilisateurs n'ont aucun moyen de savoir ce qui arrive aux enregistrements, sauf si l'un des humains indiscrets rompt l'accord de confidentialité qu'il a signé.

  • Des crackers ont trouvé moyen de contourner les dispositifs de sécurité d'un appareil d'Amazon et de le transformer en appareil d'écoute à leur profit.

    Ils ont eu beaucoup de mal à faire ça. Ce serait beaucoup plus facile pour Amazon, et si un gouvernement comme celui de la Chine ou des États-Unis disait à Amazon de le faire sous peine de cesser de vendre le produit dans leur pays, pensez-vous qu'Amazon aurait la force morale de refuser ?

    (Ces crackers sont probablement aussi des hackers, mais s'il vous plaît n'utilisez pas le terme « hacker » dans le sens de « briseurs de sécurité ».)

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