[Traduit de l'anglais]

Malveillance des systèmes d'exploitation Apple


Le logiciel non libre (privateur) est très souvent malveillant (conçu pour maltraiter les utilisateurs). Il est contrôlé par ses développeurs, ce qui les met en position de pouvoir vis-à-vis des utilisateurs ; c'est l'injustice de base. Les développeurs et les fabricants exercent souvent ce pouvoir au détriment des utilisateurs qu'ils devraient servir.

Cela prend habituellement la forme de fonctionnalités malveillantes.


Si vous avez connaissance d'un exemple qui devrait se trouver sur cette page mais n'y figure pas, n'hésitez pas à écrire à <webmasters@gnu.org> pour nous en informer. Merci de fournir les URL d'une ou deux références fiables et spécifiques pour l'étayer.

Portes dérobées

Censure

Apple utilise principalement iOS, une prison typique, pour imposer sa censure par l'intermédiaire de l'Apple Store. Pour plus de détails, reportez-vous à la section Prisons.

DRM

« Gestion numérique des restrictions », ou « DRM », désigne les fonctionnalités conçues pour limiter ce que les utilisateurs peuvent faire avec leurs ordinateurs.

Incompatibilité

Nous répertorions dans cette section les caractéristiques des programmes d'Apple qui rendent difficile ou impossible le passage à un programme concurrent – en particulier un programme libre, qui permettrait de libérer l'appareil sur lequel tourne le logiciel.

Insécurité

Contrairement au reste de la page, ce paragraphe répertorie des bogues qui ne sont pas (n'étaient pas) intentionnels, et donc ne peuvent pas être qualifiés de malveillants. Nous les signalons pour réfuter l'idée préconçue que les logiciels privateurs prestigieux n'ont pas de bogue grave.

Ingérence

Divers programmes privateurs mettent le désordre dans le système de l'utilisateur. Cela ressemble à du sabotage, mais le mot « sabotage » est trop fort; ces programmes sont néanmoins malfaisants et contraires à l'éthique. Cette section donne des exemples d'ingérence de la part d'Apple.

Prisons

Une prison est un système qui censure les programmes d'application.

  • 2021-09

    Apple a rendu impossible le téléchargement de l'appli pour iPhone sur la tactique de vote favorable à Navalny en Russie.

    C'est impossible parce que (1) l'iPhone refuse de télécharger des applis qui ne viennent pas de chez Apple et (2) Apple a obéi à la loi russe sur la censure. Le premier point est mis en œuvre par le logiciel privateur d'Apple.

  • 2019-04

    Apple a l'intention d'exiger que toutes les applications pour MacOS reçoivent son approbation préalable.

    Proposer un service de vérification en option serait légitime et pourrait avoir son utilité. En revanche, exiger des utilisateurs qu'ils reçoivent l'approbation d'Apple est de la tyrannie. Apple dit que cette vérification ne fera que rechercher les programmes malveillants (à l'exclusion de ceux qui font partie du système d'exploitation), mais Apple pourrait modifier cette pratique petit à petit, ou peut-être inclure parmi les programmes malveillants toute application qui ne plaît pas à la Chine.

    Pour le logiciel libre, cela signifie que les utilisateurs devront obtenir l'approbation d'Apple après compilation. Cela équivaut à un système de surveillance de l'utilisation des programmes libres.

  • 2008-03

    iOS, le système d'exploitation des iTrucs d'Apple, est une prison. C'est Apple qui la première a conçu des ordinateurs polyvalents intégrant la censure des programmes d'application.

    Voici un article sur la signature du code que les iTrucs utilisent pour enfermer l'utilisateur.

    Curieusement, Apple commence à permettre un passage limité à travers le mur de la prison des iTrucs : les utilisateurs peuvent maintenant installer des applis compilées à partir du code source, à condition que ce dernier soit écrit en Swift. Ils ne peuvent pas le faire librement, car ils sont obligés de s'identifier. Voici les détails. C'est une lézarde dans le mur, mais elle n'est pas assez large pour que les iTrucs ne soient plus des prisons.

Exemples de censure par les prisons d'Apple

  • 2021-08

    Le chien de garde russe des communications a dit à Google et Apple de supprimer l'appli de Navalny de leurs app stores.

    Comme Apple contrôle ce qu'un utilisateur peut installer, cela équivaut à une censure absolue. Par contre, Android ne faisant pas cela, les utilisateurs peuvent installer des applis même si Google ne les propose pas.

  • 2020-08

    Apple met la pression sur toutes les applis commerciales pour iMonstres.

    C'est le symptôme d'une très grande injustice, à savoir qu'Apple a le pouvoir de décider quels logiciels peuvent être installés sur les iMontres. Autrement dit, que ce sont des prisons.

  • 2019-10

    Apple a banni l'appli que les manifestants de Hong Kong utilisent pour communiquer.

    Obéir aux « lois locales » concernant ce que les gens peuvent faire avec le logiciel n'est pas une excuse pour censurer quels logiciels ils peuvent utiliser.

  • 2019-10

    Apple censure le drapeau de Taiwan dans iOS pour le compte du gouvernement chinois. Quand les paramètres régionaux sont réglés sur Hong Kong, ce drapeau n'est pas visible dans le widget de sélection des émojis, mais reste accessible. Quand la région est la Chine continentale, toutes les tentatives d'affichage donnent le symbole du caractère manquant, comme si ce drapeau n'avait jamais existé.

    Ainsi, Apple utilise non seulement l'App Store, mais également le système d'exploitation des iTrucs comme instruments de censure.

  • 2019-05

    Les utilisateurs pris dans la nasse d'un iMonstre sont des proies faciles pour d'autres attaquants, et la censure des applis empêche d'autres sociétés de découvrir le mécanisme de ces attaques.

    La censure des applis par Apple est fondamentalement injuste et serait inexcusable même si elle n'entraînait pas, en plus, des menaces pour la sécurité.

  • 2017-10

    Cette société censure également des applis pour le gouvernement américain. Plus précisément, elle supprime les applis développées par des Iraniens.

    La source du problème est Apple. Si elle n'avait pas conçu les iMonstres pour lui permettre de censurer les applications, elle n'aurait pas eu le pouvoir d'empêcher les utilisateurs d'installer certains types d'applis.

  • 2017-07

    Apple a supprimé plusieurs VPN de son app store chinois, utilisant ainsi sa propre capacité de censure pour renforcer celle du gouvernement chinois.

  • 2017-01

    Apple a utilisé son système de censure pour se conformer à une loi russe sur la surveillance, en bloquant la distribution de l'appli de LinkedIn en Russie.

    C'est paradoxal car LinkedIn est lui-même un système de surveillance. Tout en soumettant ses utilisateurs à sa propre surveillance, il essaie de protéger ses utilisateurs de la surveillance russe et devient par conséquent objet de censure en Russie.

    Toutefois, ce qui importe ici est qu'Apple a tort de censurer ses applis.

  • 2017-01

    En Chine, Apple a utilisé son système de censure pour seconder le gouvernement en bloquant la distribution de l'appli du New York Times.

  • 2016-05

    La censure d'Apple s'étend aux jeux. Elle en a banni certains de l'app store à cause des points de vue politiques qu'ils suggèrent. Toutefois certains points de vue semblent être considérés comme acceptables.

  • 2015-09

    Apple a banni un programme de l'App Store parce que ses développeurs avaient commis l'énormité de désassembler certains iTrucs.

  • 2015-09

    Depuis 2015, Apple interdit systématiquement les applis qui cautionnent le droit à l'avortement ou pourraient aider les femmes à obtenir un avortement.

    Cette orientation politique particulière affecte les autre services d'Apple.

  • 2015-06

    Apple a interdit les applications pour iTrucs qui montrent le drapeau confédéré. Non seulement celles qui l'utilisent comme symbole de racisme, mais même les jeux qui s'en servent pour représenter les unités de l'armée confédérée participant aux combats de la guerre civile.

    Cette rigidité ridicule démontre qu'Apple ne devrait pas avoir la permission de censurer les applis. Même si Apple effectuait cet acte de censure avec un peu de soin, elle pourrait être dans l'erreur. Que le racisme soit mauvais, que d'apprendre aux gens à attaquer avec des drones soit mauvais, ce n'est pas vraiment la question. Il ne faut pas qu'Apple ait le pouvoir d'imposer son point de vue sur ces questions, ou sur n'importe quelle autre.

  • 2014-12

    Autres exemples de censure arbitraire et incohérente de la part d'Apple.

  • 2014-05

    Apple s'est servie de son pouvoir de censure en 2014 pour bannir toutes les applis pour iTrucs utilisant les bitcoins pendant un certain temps. Elle a aussi banni un jeu dont le thème était la culture de la marijuana tout en autorisant des jeux ayant pour thèmes d'autres crimes et délits, comme de tuer des gens. Apple estime peut-être que l'assassinat est plus acceptable que la marijuana.

  • 2014-02

    Apple a rejeté une appli qui affichait les localisations des assassinats commis par des drones américains, en donnant diverses excuses. Chaque fois que les développeurs corrigeaient un « problème », Apple en amenait un autre sur le tapis. Après le cinquième rejet, Apple a admis que l'appli était censurée à cause de son thème.

Manipulation

Pression sur le client

Les entreprises du logiciel privateur peuvent exploiter leurs clients en imposant des limites arbitraires à l'usage qu'ils font de leurs logiciels. Cette section donne des exemples de pratiques commerciales agressives et autres tactiques injustes de la part d'Apple.

Sabotage

Voici des situations dans lesquelles Apple exerce son pouvoir sur les utilisateurs pour intervenir directement d'une façon qui leur nuit ou qui bloque leur travail.

Abonnements

Surveillance

Tyrans

Un tyran est un appareil qui rejette tout système d'exploitation non « autorisé » par le fabricant.