[Traduit de l'anglais]

Le logiciel privateur est souvent malveillant

On appelle logiciel privateur, ou logiciel non libre, un logiciel qui ne respecte pas la liberté des utilisateurs et leur communauté. Un programme privateur met son développeur ou son propriétaire en position d'exercer un pouvoir sur les utilisateurs. Ce pouvoir est en soi une injustice.

Cette page vous montrera que cette injustice première conduit souvent à d'autres injustices : les fonctionnalités malveillantes.

Le pouvoir corrompt ; le développeur du programme privateur est tenté de concevoir ce dernier de telle sorte qu'il fasse du tort aux utilisateurs (un programme de ce type est appelé malware, ou logiciel malveillant). Bien sûr, le développeur ne fait généralement pas cela par méchanceté, mais plutôt pour faire du profit sur le dos des utilisateurs. Cela ne rend pas cet état de fait moins mauvais ni plus légitime.

Succomber à cette tentation devient de plus en plus fréquent ; c'est pratique courante de nos jours. Le logiciel privateur moderne est typiquement un moyen de mal se conduire.


En septembre 2020, les pages de ce répertoire dénombraient à peu près 450 cas de fonctionnalités malveillante (appuyés par plus de 540 références), mais il y en a sûrement des milliers d'autres dont nous ne savons rien.

Injustices ou techniques Produits ou sociétés
  1. Porte dérobée :  toute fonctionnalité d'un programme qui permet à un tiers n'ayant pas, en principe, le contrôle de l'ordinateur sur lequel il est installé de lui envoyer des commandes.
  2. Gestion numérique des restrictions ou « DRM » :  fonctionnalités conçues pour limiter ce que les utilisateurs peuvent faire avec leurs ordinateurs.
  3. Prison :  système qui impose une censure aux programmes d'application.
  4. Ancrage :  nécessité d'une connexion fréquente ou permanente à un serveur.
  5. Tyrannie :  rejet de tout système d'exploitation non « autorisé » par le fabricant.

Les utilisateurs de logiciel privateur sont sans défense contre ces formes d'abus. La seule manière de les éviter est d'exiger du logiciel libre (respectueux de la liberté). Ses utilisateurs ont d'assez bons moyens de se défendre contre les fonctionnalités malveillantes puisque ce sont eux qui le contrôlent.

Ajouts récents

  • Les montres connectées utilisant du logiciel privateur sont des objets malfaisants, car elles violent la vie privée des gens et en particulier des enfants. De plus, elles ont un grand nombre de vulnérabilités. Les briseurs de sécurité peuvent y accéder ainsi que des personnes non autorisées.

    Ainsi, des personnes non autorisées et mal intentionnées peuvent intercepter les communications entre un parent et son enfant et contrefaire des messages à destination ou en provenance de la montre, ce qui peut mettre l'enfant en danger.

    (Notez que cet article utilise le terme « hackers » pour désigner des pirates informatiques – aussi appelés crackers.)

  • Roblox (comme de nombreux autres jeux) a des anti-fonctionnalités qui pigeonnent les enfants pour leur faire utiliser des services tiers de paiement sans autorisation.

  • L'appareil de cuisson sous vide Mellow est couplé à un serveur. Cette société a soudainement transformé ce simple ancrage en un abonnement qui interdit aux utilisateurs de profiter des « fonctionnalités avancées » à moins de payer une cotisation mensuelle.

  • De nombreux employeurs utilisent du logiciel non libre, de vidéo-conférence en particulier, pour surveiller et vérifier le télétravail de leurs collaborateurs. Lorsqu'un programme rapporte si on est « actif » ou non, il contient en fait une fonctionnalité malveillante.

  • Facebook espionne les utilisateurs d'Instagram en activant subrepticement la caméra du téléphone.

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