[Traduit de l'anglais]

Le logiciel privateur est souvent malveillant

On appelle logiciel privateur, ou logiciel non libre, un logiciel qui ne respecte pas la liberté des utilisateurs et leur communauté. Un programme privateur met son développeur ou son propriétaire en position d'exercer un pouvoir sur les utilisateurs. Ce pouvoir est en soi une injustice.

Cette page vous montrera que cette injustice première conduit souvent à d'autres injustices : les fonctionnalités malveillantes.

Le pouvoir corrompt ; le développeur du programme privateur est tenté de concevoir ce dernier de telle sorte qu'il fasse du tort aux utilisateurs (un programme de ce type est appelé malware, ou logiciel malveillant). Bien sûr, le développeur ne fait généralement pas cela par méchanceté, mais plutôt pour faire du profit sur le dos des utilisateurs. Cela ne rend pas cet état de fait moins mauvais ni plus légitime.

Succomber à cette tentation devient de plus en plus fréquent ; c'est pratique courante de nos jours. Le logiciel privateur moderne est typiquement un moyen de mal se conduire.


En juillet 2020, les pages de ce répertoire dénombraient à peu près 450 cas de fonctionnalités malveillante (appuyés par plus de 520 références), mais il y en a sûrement des milliers d'autres dont nous ne savons rien.

Injustices ou techniques Produits ou sociétés
  1. Porte dérobée :  toute fonctionnalité d'un programme qui permet à un tiers n'ayant pas, en principe, le contrôle de l'ordinateur sur lequel il est installé de lui envoyer des commandes.
  2. Gestion numérique des restrictions ou « DRM » :  fonctionnalités conçues pour limiter ce que les utilisateurs peuvent faire avec leurs ordinateurs.
  3. Prison :  système qui impose une censure aux programmes d'application.
  4. Ancrage :  nécessité d'une connexion fréquente ou permanente à un serveur.
  5. Tyrannie :  rejet de tout système d'exploitation non « autorisé » par le fabricant.

Les utilisateurs de logiciel privateur sont sans défense contre ces formes d'abus. La seule manière de les éviter est d'exiger du logiciel libre (respectueux de la liberté). Ses utilisateurs ont d'assez bons moyens de se défendre contre les fonctionnalités malveillantes puisque ce sont eux qui le contrôlent.

Ajouts récents

  • Les lunettes connectées Focals, avec leur micro espion, ont été éliminées. Google les a éliminées en achetant leur fabricant et en le faisant fermer. Il a également arrêté le serveur dont ces appareils dépendaient, ce qui a mis hors service les lunettes déjà vendues.

    C'était peut-être une bonne chose de supprimer cet appareil – au lieu de « connecté », lire « espion ». Cependant, Google n'a pas fait ça par souci de confidentialité, mais plutôt afin d'éliminer la concurrence pour son propre appareil espion.

  • BMW va activer et désactiver à distance certaines fonctionnalités de ses voitures, au moyen d'une porte dérobée universelle.

  • Un « bossware » est un maliciel que les boss forcent leurs employés à installer sur leurs ordinateurs personnels pour pouvoir les espionner.

    Ceci montre pourquoi le consentement obligatoire de l'utilisateur n'est pas une base adéquate pour la protection de la vie privée. Le boss peut forcer la plupart de ses employés à donner leur consentement à pratiquement n'importe quoi, même si cela implique une exposition probable à une maladie contagieuse pouvant être mortelle. Des logiciels de ce type devraient être illégaux et les boss qui les exigent devraient être poursuivis.

  • Ruescape est un jeu en ligne populaire qui comporte des fonctionnalités addictives basées sur les techniques de manipulation comportementale. Certains aspects répétitifs du jeu, comme le grinding, peuvent être minimisés en devenant membre payant et peuvent ainsi encourager les enfants et les personnes influençables à dépenser de l'argent en jouant.

  • La plupart des applis sont des logiciels malveillants, mais l'appli de campagne de Trump, ainsi que celle de Modi [NdT: Narendra Modi, candidat aux élections présidentielles indiennes] l'est tout particulièrement, car non seulement elle espionne les utilisateurs pour son propre compte, mais elle aide des entreprises à les espionner.

    L'article dit que l'appli de Biden a globalement une approche moins manipulatrice, mais cela ne nous dit pas si elle a des fonctionnalités que nous considérons malveillantes, comme l'envoi au serveur de données que l'utilisateur ne lui a pas expressément demandé d'envoyer.

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