[Traduit de l'anglais]

Le logiciel privateur est souvent malveillant

On appelle logiciel privateur, ou logiciel non libre, un logiciel qui ne respecte pas la liberté des utilisateurs et leur communauté. Un programme privateur met son développeur ou son propriétaire en position d'exercer un pouvoir sur les utilisateurs. Ce pouvoir est en soi une injustice.

Cette page vous montrera que cette injustice première conduit souvent à d'autres injustices : les fonctionnalités malveillantes.

Dans cette section, nous mentionnons également une autre particularité malveillante des téléphones mobiles, la géolocalisation, qui est inhérente aux communications hertziennes plutôt qu'aux logiciels contenus dans les téléphones.

Le pouvoir corrompt ; le développeur du programme privateur est tenté de concevoir ce dernier de telle sorte qu'il fasse du tort aux utilisateurs (un programme de ce type est appelé malware, ou logiciel malveillant). Bien sûr, le développeur ne fait généralement pas cela par méchanceté, mais plutôt pour faire du profit sur le dos des utilisateurs. Cela ne rend pas cet état de fait moins mauvais ni plus légitime.

Succomber à cette tentation devient de plus en plus fréquent ; c'est pratique courante de nos jours. Le logiciel privateur moderne est typiquement un moyen de mal se conduire.


En novembre 2021, les pages de ce répertoire dénombraient à peu près 550 cas de fonctionnalités malveillante (appuyés par plus de 620 références), mais il y en a sûrement des milliers d'autres dont nous ne savons rien.

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Injustices ou techniques Produits ou sociétés
  1. Porte dérobée :  toute fonctionnalité d'un programme qui permet à un tiers n'ayant pas, en principe, le contrôle de l'ordinateur sur lequel il est installé de lui envoyer des commandes.
  2. Gestion numérique des restrictions ou « DRM » :  fonctionnalités conçues pour limiter ce que les utilisateurs peuvent faire avec leurs ordinateurs.
  3. Prison :  système qui impose une censure aux programmes d'application.
  4. Ancrage :  nécessité d'une connexion fréquente ou permanente à un serveur.
  5. Tyrannie :  rejet de tout système d'exploitation non « autorisé » par le fabricant.

Les utilisateurs de logiciel privateur sont sans défense contre ces formes d'abus. La seule manière de les éviter est d'exiger du logiciel libre (respectueux de la liberté). Ses utilisateurs ont d'assez bons moyens de se défendre contre les fonctionnalités malveillantes puisque ce sont eux qui le contrôlent.

Ajouts récents

  • 2021-10

    Les sociétés d'EdTech utilisent leur pouvoir de surveillance pour manipuler les élèves et les orienter vers des filières conduisant à différents niveaux de savoir, de pouvoir et de prestige. L'article soutient que ces sociétés devraient obtenir une licence pour opérer. Cela ne ferait pas de mal, mais cet article ne traite pas le fond du problème. Aucune des données acquises à l'école sur un élève, un enseignant ou un membre du personnel ne doit quitter l'école. Elles doivent être conservées dans des ordinateurs appartenant à l'école et fonctionnant avec du logiciel libre. De cette façon, l'administration ou les parents peuvent contrôler ce qui est fait avec ces données.

  • 2021-11

    Dans un bâtiment de Los Angeles abritant un supermarché on oblige les clients à installer une appli pour payer le parking et à accepter une surveillance intrusive. Ils ont aussi le choix de saisir leur numéro d'immatriculation dans un horodateur, mais c'est toujours une injustice.

  • 2021-11

    La nouvelle tactique d'Apple pour empêcher ses utilisateurs de réparer leurs appareils et imposer son DRM est de désactiver l'identification par reconnaissance faciale quand on remplace l'écran.

  • 2021-08

    Microsoft rend de plus en plus difficile de remplacer les applis par défaut de Windows et pousse à l'utilisation de ses programmes privateurs. Nous pensons que la meilleure solution serait de remplacer Windows par un système d'exploitation libre, à choisir de préférence dans notre liste de distributions GNU/Linux complètement libres.

  • 2018-02

    L'appli de Spotify collecte les données de l'utilisateur pour l'identifier et le connaître personnellement à travers sa musique préférée, son humeur, sa façon de penser, ses activités et ses goûts. Plus de 150 milliards d'évènements sont enregistrés chaque jour dans le programme qui contient les données des utilisateurs et leurs informations personnelles.

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