[Traduit de l'anglais]

Ancrage privateur


Le logiciel non libre (privateur) est très souvent malveillant (conçu pour maltraiter les utilisateurs). Il est contrôlé par ses développeurs, ce qui les met en position de pouvoir vis-à-vis des utilisateurs ; c'est l'injustice de base. Les développeurs et les fabricants exercent souvent ce pouvoir au détriment des utilisateurs qu'ils devraient servir.

Cela prend habituellement la forme de fonctionnalités malveillantes.


L'« ancrage » d'un produit ou d'un programme à un serveur signifie que ce produit ou ce programme été conçu pour fonctionner exclusivement avec un serveur particulier. C'est toujours une injustice parce que cela veut dire qu'on ne peut pas utiliser le programme sans ce serveur. Cela implique également une injustice secondaire si on ne peut pas communiquer avec le serveur d'une autre manière.

Dans certains cas, l'ancrage est utilisé pour faire des vilenies particulières aux utilisateurs. Nous signalons ici des cas où ils en ont pâti directement.

Si vous avez connaissance d'un exemple qui devrait se trouver sur cette page mais n'y figure pas, n'hésitez pas à écrire à <webmasters@gnu.org> pour nous en informer. Merci de fournir les URL d'une ou deux références fiables et spécifiques pour l'étayer.

  • 2020-07

    Les lunettes connectées Focals, avec leur micro espion, ont été éliminées. Google les a éliminées en achetant leur fabricant et en le faisant fermer. Il a également arrêté le serveur dont ces appareils dépendaient, ce qui a mis hors service les lunettes déjà vendues.

    C'était peut-être une bonne chose de supprimer cet appareil – au lieu de « connecté », lire « espion ». Cependant, Google n'a pas fait ça par souci de confidentialité, mais plutôt afin d'éliminer la concurrence pour son propre appareil espion.

  • 2020-07

    L'appareil de cuisson sous vide Mellow est couplé à un serveur. Cette société a soudainement transformé ce simple ancrage en un abonnement qui interdit aux utilisateurs de profiter des « fonctionnalités avancées » à moins de payer une cotisation mensuelle.

  • 2020-05

    Wink vend une centrale domotique « intelligente » ancrée à un serveur. En mai 2020, cette société a ordonné à aux acheteurs de commencer à payer un abonnement mensuel pour l'usage de ce serveur. À cause de l'ancrage, la centrale est inutilisable sans celui-ci.

  • 2019-09

    Best Buy a mis sur le marché des appareils contrôlables à distance, puis a arrêté le service qui permettait de les contrôler.

    Bien qu'on puisse féliciter Best Buy d'avoir reconnu ses torts envers ses clients dans cette affaire, il n'en reste pas moins que la dépendance d'un appareil à un serveur particulier conduit naturellement à ce que les utilisateurs se fassent avoir un jour ou l'autre. C'est une conséquence du fait que l'appareil fonctionne avec du logiciel privateur.

  • 2019-04

    Les robots-jouets Jibo dépendaient du serveur du fabricant. Ce dernier ayant arrêté son serveur, les robots sont devenus inutilisables.

    Paradoxalement, cette fermeture pourrait être bonne pour les utilisateurs, car ce produit était conçu pour manipuler les gens en simulant des émotions et très certainement les espionnait.

  • 2019-04

    Les livres électroniques « achetés » à Microsoft vérifient la validité de leur DRM en se connectant au magasin chaque fois que leur « propriétaire » veut les lire. Microsoft va fermer ce magasin, ce qui va rendre inutilisables tous les livres sous DRM « vendus » depuis son ouverture. (De plus, l'article souligne les méfaits de la gestion numérique des restrictions.)

    Voila une preuve supplémentaire qu'un produit sous DRM n'appartient pas à la personne qui l'a acheté. Microsoft dit qu'elle va rembourser ses clients, mais ce n'est pas une excuse pour leur vendre des livres à usage restreint.

  • 2019-03

    Le supermarché britannique Tesco a vendu des tablettes qui devaient se connecter à un serveur de Tesco pour restaurer les réglages par défaut. Tesco a cessé d'offrir ce service pour les modèles anciens, de sorte que si on essaie de réinstaller les réglages par défaut, la tablette devient inutilisable.

  • 2018-09

    Les thermostats « intelligents » d'Honeywell communiquent par l'intermédiaire du serveur de la société. Ils ont toutes les caractéristiques de ce genre d'appareil : surveillance et risque de sabotage (d'un utilisateur particulier ou de tous les utilisateurs en même temps), sans compter le risque de panne du serveur (c'est ce qui vient d'arriver).

    De plus, le réglage de la température se fait au moyen d'un logiciel non libre. Avec un thermostat traditionnel, on peut le faire directement sur le thermostat.

  • 2018-07

    Le « traqueur d'activité » de Jawbone était couplé à une appli mobile privatrice. En 2017, la société a fermé et a rendu l'appli inopérante. Tous les traqueurs existants ont cessé de fonctionner pour toujours.

    Cet article souligne un effet pervers supplémentaire, à savoir que les ventes d'appareils inutilisables ont continué. Mais nous pensons que c'est secondaire ; cela a simplement étendu le préjudice à quelques autres personnes. La faute première, c'est d'avoir conçu des appareils dépendants d'une chose extérieure qui ne respecte pas la liberté des utilisateurs.

  • 2018-06

    Le jeu Metal Gear Rising pour MacOS dépendait d'un serveur. La société a arrêté le serveur et toutes les copies du jeu ont cessé de fonctionner.

  • 2017-11

    Logitech va saboter tous les dispositifs Harmony Link de contrôle domotique en arrêtant le serveur au travers duquel les supposés propriétaires de ces appareils communiquent avec eux.

    Ces propriétaires soupçonnent que le but est de leur faire acheter un nouveau modèle. S'ils sont avisés, ils apprendront plutôt à se méfier d'un produit qui oblige les utilisateurs à communiquer avec lui au travers d'un service spécialisé.

  • 2017-11

    Sony a ressorti son robot de compagnie Aibo, cette fois-ci avec une porte dérobée universelle, ainsi qu'une dépendance à un serveur avec abonnement obligatoire.

  • 2017-10

    Le fabricant de Canary, un système domotique de vidéosurveillance, l'a saboté en inactivant de nombreuses fonctionnalités à moins que l'utilisateur ne commence à payer un abonnement.

    Avec des fabricants comme ça, qui a besoin de pirates ?

    Les acheteurs devraient en tirer une leçon plus générale et rejeter les appareils connectés contenant du logiciel privateur embarqué. Chacun de ces produits est une invitation au sabotage.

  • 2017-08

    Les versions récentes de Microsoft Office exigent que l'utilisateur se connecte aux serveurs de Microsoft au minimum tous les 31 jours. Si ce n'est pas le cas, le logiciel refusera d'éditer les documents existants ou d'en créer de nouveaux. Ses fonctions se limiteront à la lecture et à l'impression.

  • 2017-05

    Une société avait créé pour Second Life des lapins et des oiseaux de compagnie dont la nourriture dépendait d'un serveur. Elle a arrêté le serveur et les animaux sont morts, ou presque.

  • 2017-04

    Annova a saboté les assistants de cuisine de ses utilisateurs avec une mise à jour régressive qui les a rendus dépendants d'un serveur distant. À moins que l'utilisateur ne crée un compte sur les serveurs d'Annova, son assistant cesse de fonctionner.

  • 2016-11

    La carte graphique privatrice nVidia GeForce Experience oblige les utilisateurs à s'identifier, puis envoie leurs données personnelles aux serveurs de nVidia.

  • 2016-09

    L'appli iMessage des iTrucs informe le server de chaque numéro que l'utilisateur saisit dans son interface; le serveur enregistre ces numéros pendant au moins 30 jours.

  • 2016-07

    Voici une critique à moitié aveugle de la sécurité d'une appli pisteuse. Elle a mis en évidence des failles béantes permettant à n'importe qui de fouiner dans les données personnelles de l'utilisateur. Mais elle ne se préoccupe aucunement du fait que l'appli envoie les données personnelles à un serveur, où le développeur les récupère en totalité. Ce « service » est pour les pigeons !

    Ce serveur a sûrement une « politique de confidentialité », qui sûrement ne vaut rien puisque c'est le cas de presque toutes.

  • 2016-04

    Revolv est un appareil qui gérait les « maisons intelligentes » : éclairage, détecteurs de mouvements, régulation de température, etc. Le 15 mai 2016, Google/Alphabet l'a mis délibérément hors d'usage en arrêtant le serveur.

    Si son logiciel avait été libre, les utilisateurs auraient pu le remettre en service, d'une manière différente, et avoir ensuite une maison respectueuse de leur liberté plutôt qu'une maison « intelligente ». Ne laissez pas des logiciels propriétaires contrôler vos appareils et les transformer en presse-papiers de luxe hors garantie. Exigez des ordinateurs autonomes faisant tourner des logiciels libres !

  • 2013-05

    Les applications d'Adobe requièrent une connexion périodique à un serveur.


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